Le petit monde d'une rose

02 juin 2009

Le syndrome d'une névrose

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Je suis à présent comme un enfant battu qui vit dans la peur et l'attente de nouveaux coups et qui ne sait jamais quand ça va retomber. Devant cacher ses ecchymoses à son bourreau pour que la culpabilité ne le rende pas plus féroce encore. Forcée, pour survivre, de devenir un monstre d'indifférence...

L'amour a sa violence.



22 avril 2009

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Moi qui désire la perfection, je suis amoureuse de leurs défauts

Moi qui méprise le monde, je suis aux pieds de la seule chose qui m’y enchaîne

Moi qui rêve de luxure, je m’en abstiens par dégoût des autres

Moi qui pourrais séduire, tromper, abuser, je reste fidèle dans mes convictions,

On ne saurait m’avoir dans la banalité

Il est hideux de céder par dépit mais il y a en revanche de l’honneur à se donner par choix

Moi qui convoite le bonheur d’autrui, je n’échangerais ma vie contre aucune autre

Moi qui voudrais m’enorgueillir de la quantité, je ne tolère que la qualité

Moi qui déplore ce que je ne suis pas, je me flatte pourtant de ce que je suis

J’ai parfois honte de mon passé, je souffre et me complais dans le présent,

Mon avenir repose entre des mains qui tremblent face à l’échec

Mais il y a dans cette névrose une certitude

Ce que je vis est une exception que personne ne saurait juger ni comprendre

Je veux rester par moment et je veux disparaître souvent

Le fantasme absolu c’est la mort

Pourtant, ils m’ont toujours sauvée, eux pour qui je me serais sacrifiée

La vie ne nous laisse pas choisir, elle nous inflige ses lois

L’amour, le vrai, c’est celui qu’on ne saurait contrôler. C’est celui qu’on n’a pas souhaité mais qui s’est imposé malgré nous. C’est cet impossible rendu parfois possible l’espace d’un instant.

Je ne rêve plus. Je ne crois qu’à la fatalité.

17 avril 2009

Personne ne sait

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Qu'a-t-on fait de ce que nous étions et de ce temps où l'on se laissait transporter ?

Pourquoi dois-je porter tant de cicatrices sur mon corps et me souvenir de tous ces moments d'angoisse.

Mon lit abrite ma peur, mes maux de ventre, la pensée de ta mort, le désir de la mienne.

Il y a l'image de mon sang que je regarde à la lumière du jour, sur le rebord de ma fenêtre. L'odeur du printemps qui vient couper mes spasmes.

Ce lacet que je serre autour de mon cou et que je lâche par peur d'étouffer davantage. Il y a ces bras dans lesquels je me suis réfugiée, qui m'ont sauvée l'espace d'un instant. Mais je reste là à réclamer en vain.

Il y a ma solitude face au bonheur des autres. Le silence, l'indifférence.

Il y a ces inconnus qui admirent, ignorant que l'édifice ne cache en réalité que des ruines.

J'ai imaginé des poisons, rêvé d'avoir une arme entre les mains. Peut-être alors, le courage ne m'aurait pas fait défaut.

Mais je vis encore

Et cet enfer je le vis pour toi.

" Il est plus facile de mourir que d'aimer. C'est pourquoi je me donne le mal de vivre... mon amour." Aragon

08 décembre 2008

Au-dessus de tout

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Lorsqu'une relation est si particulière et exceptionnelle qu'il n'y a pas de mots pour la retranscrire, il faudrait apprendre à parler le langage violent et inconscient de son être profond.

La place qu'il occupe, personne au monde ne saurait la lui prendre. Au-delà de l'amitié, ce sentiment si fort ne porte pas de nom.. Il est unique et ne se vivra qu'une fois.

Ma vie ne tient plus qu'à un fil. Il en est le maître, et cette douleur fatale se débat pour le conserver intact.

Le destin m'a fait aimer d'une façon que je ne connaissais pas encore. La seule pensée de la mort l'a sublimé.

" L'amour chaste agrandit les âmes

Et qui sait aimer sait mourir."

Victor Hugo Odes et ballades

25 novembre 2008

Souillée...

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Désormais, lorsque je pense à tout ce qui a été relatif à toi et à cette nuit, il me vient un frisson de dégoût.

Je n'aurais jamais cru qu'un être à qui l'on a tout donné puisse aller aussi loin dans la bassesse, la lâcheté, la cruauté et l'infâmie. Suis-je condamnée à payer un tel prix pour avoir eu le tort d'éprouver un amour trop violent et une haine bien plus violente encore ?

Tu ne m'auras, en tout cas, épargné aucune insulte.

Si les mots sont impuissants à exprimer l'attirance, ils le sont encore bien davantage pour exprimer la répulsion et l'ignominie. Je pense, cependant, que je ne pourrai respirer de nouveau en paix que lorsque je te sentirai aussi bas que là où tu m'as mise.

De tous mes penchants abjects, tu es et tu resteras la plus odieuse fange dans laquelle je me sois baignée.





23 octobre 2008

Le poids du secret

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Comment ne pas perdre la raison quand ce qu'on aurait jamais osé espérer encore revient soudain nous traverser de toute part. Il faut pourtant taire ce qu'on voudrait clamer à tout vent.

J'ai encore son parfum sur mes lèvres, la sensation de son corps.. Et pourtant ! Il y a des mots qui nous ébranlent, nous laissent dans le doute, et des silences qui sont pires que la tombe.

A quoi bon, puisque tout est absurde et imparfait ! Ma vie n'est faite que d'illusions. Celles d'un amour qui s'élève malgré moi, qui languit, se consume et qui meurt dans la haine.

" Et qu'importe que tu me fasses mal pourvu que je sente que tu me serres et que je te sers. "  Claudel.

Voilà à quoi se résume mon existence. 

04 septembre 2008

L'amour et l'art

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Les sentiments les plus forts, comme les plus grandes oeuvres, naissent de l'effort et de la douleur. C'est ce qui leur donne toute leur beauté, leur valeur, tout le prix qu'on est prêt à payer.

La jouissance de l'artiste et du romantique, c'est de revivre sans cesse ce supplice. Vouloir, désirer, aimer, se consummer. Et parfois réussir... trouver l'instant suprême.

Il y a une semaine à la même heure, je goûtais pour la première fois le bohneur absolu. Mais l'oeuvre n'aurait jamais été complète sans toutes les épreuves qui s'y sont mêlées.

Me voilà prête à recommencer... encore.

02 septembre 2008

Les mots d'un autre

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" La réduction de l'univers à un seul être, la dilatation d'un seul être jusqu'à Dieu, voilà l'amour. L'amour c'est la salutation des anges aux astres. Comme l'âme est triste quand elle est triste par l'amour ! Quel vide que l'absence de l'être qui à lui seul remplit le monde ! Oh ! comme il est vrai que l'être aimé devient Dieu. [...]

De certaines pensées sont des prières. Il y a des moments où, quelle que soit l'attitude du corps, l'âme est à genoux. [...] J'ai quelquefois rêvé que de temps en temps des heures se détachaient de la vie des anges et venaient ici-bas traverser la destinée des hommes. [...]

L'amour a autant que le ciel, la contemplation, et de plus que le ciel, la volupté. [...]

C'est une chose étrange, savez-vous cela ? Je suis dans la nuit. Il y a un être qui, en s'en allant, a emporté le ciel. Oh ! Etre couchés côte à côte dans le même tombeau, la main dans la main, et de temps en temps, dans les ténèbres, nous caresser doucement un doigt, cela suffirait à mon éternité. Vous qui souffrez parce que vous aimez, aimez plus encore. Mourir d'amour, c'est en vivre. Aimez. Une sombre transfiguration étoilée est mêlée à ce supplice. Il y a de l'extase dans l'agonie. [...]

Malheur, hélas ! à qui n'aura aimé que des corps, des formes, des apparences ! La mort lui ôtera tout. Tâchez d'aimer des âmes, vous les retrouverez. "

Les misérables Victor Hugo

Posté par Succubus Rapt à 23:54 - Littérature - Commentaires [1] - Rétroliens [0]

01 septembre 2008

Dans les bras de mon ennemi...

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Pendant près d'un an j'ai attendu ce moment...

Aujourd'hui, après tant de sanglots convulsifs, après l'adoration, après la haine, après tant de rêves et de désirs insatisfaits, je suis parvenue à un aboutissement.

Toutes ces nuits où je n'étais pas avec lui et où je ne songeais qu'à une chose, l'avoir en moi, m'endormir, me réveiller entourée de sa présence... Toutes ces choses qui me semblaient impossibles et qui maintenant se sont concrétisées...

Ce soir là quelque chose a changé. J'ai fait partie de sa chair. Pour la première fois, je me suis véritablement donnée, j'ai perdu l'innocence, la virginité d'être à la personne que j'aime. Enfin, j'ai été honorée comme une femme, avec toute la violence que je ressentais. Au-dessus de nous, en lettres de sang  : " Amour = douleur ".

Dans le noir, j'ai touché sa main, je l'ai regardé dormir. Incapable de réaliser... Je me récitais à moi-même cette phrase si symbolique :

" Etre couchés dans le même tombeau, dans les ténèbres nous caresser doucement un doigt, cela suffirait à mon éternité. " Les misérables Victor Hugo

26 août 2008

La femme de ma vie..

http://www.youtube.com/watch?v=_Z07GaQLRCg

* Vénère *

Je veux ce film..

Posté par Succubus Rapt à 16:28 - Littérature - Commentaires [2] - Rétroliens [0]